Preview FFXIII - krepofromaj

Preview de FINAL FANTASY XIII

Par krepofromaj


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3 ans et 277 jours, 32 928 heures ou -pour les fans les plus accros- 118 540 800 secondes, il aura fallu attendre tout ce temps pour que les fans de Final Fantasy XIII puissent découvrir le nouvel épisode de la saga. Dévoilé en grande pompe lors de l’E3 2006 avec ses deux cousins, Final Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII, dont le contenu reste révélé au compte-goutte. L’attente valait-elle le coup ? Que vaut le premier Final Fantasy New Gen ? Réponse tout de suite.

Alors que Final Fantasy XII avait divisé les fans à en raison de ses lacunes scénaristiques, de ses personnages manquants de charisme ou de son système de combat pouvant s’avérer trop assisté, Final Fantasy XIII a choisi d’opérer un changement radical, conférant parfois un certain retour aux sources de la série, malgré l’appellation « New Gen » dont il est affublé. Mythologie du cristal, retour de la jauge ATB et d’un simili-système de jobs sont de la partie pour le plus grand plaisir des aficionados, avec cependant quelques modifications.
L’histoire de ce FFXIII nous propulse dans le monde (ou plutôt deux) de Cocoon et Pulse, où la vie des humains est régie par les Fal’Cie, entités divines ayant des allures de méchas aux dimensions colossales. Régissant de nombreux aspects de la vie végétale et animale de Cocoon, les Fal’Cie confient parfois des missions aux citoyens de Cocoon de manière plus ou moins aléatoire. Ainsi, ces citoyens devenus des L’Cie, des hommes (ou femmes ou enfants au service des Fal’Cie) doivent accomplir une certaine mission dont l’objectif leur est dévoilé à travers des visions pour le moins énigmatiques. Si toutefois, ils n’arrivent pas à accomplir ladite mission, ils se retrouvent transformés en monstres qui n’ont plus grand-chose d’humain. Amis du glauque, soyez les bienvenus.

C’est à partir de cette situation sur les relations entre Fal’Cie et L'Cie que nous commençons l’histoire avec Lightning et Sazh, lors de l’attaque d’un train déportant des citoyens transformés en L’Cie vers Pulse, monde décrit comme un véritable enfer. Si nos deux compères se retrouvent bien vite rejoints par d’autres protagonistes, les motivations sont bien différentes et la narration s’en retrouve modelée de telle sorte que leurs objectifs se dévoilent au fur et à mesure.
Contrairement aux précédents Final Fantasy, où le groupe était plus ou moins soudé, ce treizième volet, mettant l’accent sur les différentes motivations des personnages, le groupe séparé se verra à de nombreuses reprises. A vrai dire, en 12h de jeu, le groupe ne se retrouvera au grand complet que deux petites heures au maximum. Si certains crieront à l’hérésie, d’autres apprécieront de pouvoir découvrir l’intrigue sous de nombreux aspects que l’on n’aurait pas pu voir dans une narration classique. Autre point positif, découvrir de nombreuses zones de jeu dans un délai relativement restreint permet de se rendre compte de la beauté du titre. Ainsi, alors que le groupe mené par Lightning trace la route vers ParomuPoromu à travers une forêt de cristaux, Sazh et Vanille pourront nous faire découvrir la région de Gapra, ses lacs, ses falaises et sa faune loin d’être accueillante.


Subtile transition vers le système de combat que voici ! Comme dit plus haut, le retour de la jauge ATB signe là son grand retour, avec néanmoins quelques modifications. Ainsi, à la manière de Final Fantasy X-2, la taille de la jauge, partagée en plusieurs segments suivant le niveau, dépend de l’action choisie. Si un Soin n’occupe qu’un segment, un Soin+ en prend deux et ainsi de suite. De cette manière, on peut lancer plusieurs actions à la suite du moment que leur montant de « segment de jauge » ne dépasse pas la limite. L’enchaînement sera ainsi lancé quand celle-ci sera remplie. Pour une raison inconnue, certains diront que, pour équilibrer la difficulté, les actions ne sont pas lancées au fur et à mesure, mais bien à la suite, ce qui peut casser un peu le rythme des combats, qui restent quand même jouissifs quoiqu’un peu bourrins. Les ennemis se retrouvant dotés d’une barre de break qu’il convient de monter à fond pour percer leur défense, la première partie du combat consiste à trouver le bon moyen de faire un « Break » (par les attaques magiques ou physiques) pour ensuite… Eh bien, bourriner encore plus pour infliger encore plus de dégâts avant que l’ennemi ne se rétablisse.
Les ennemis étant sensibles à différents types d’attaques, il convient de changer le set de jobs associés à l’équipe via le système « Optima ». Vos combattants mages et guerriers sont en danger ? Via une simple pression sur la touche L1, vous pouvez choisir un différent set de combat et ainsi rétablir la situation. En revanche, le changement s’opère sur tous les membres, impossible de changer uniquement le job d’un seul personnage. Entre cela et le fait que l’on ne contrôle désormais que le leader du groupe et les potions soignant tous les membres du groupe, sans oublier la possibilité de rejouer le combat en cas de Game Over, les hardcores gamers se plaindront sûrement du niveau de difficulté pas assez relevé, mais Final Fantasy n’a jamais brillé par sa difficulté imposant des heures de level-up, bien au contraire.


Autre différence notable, le retour d’un système d’évolution qui vous rappellera probablement le Sphérier de Final Fantasy X, en toutefois plus simplifié. Si le Sphérier offrait une marge de progression relativement libre (surtout en mode expert), le Crystarium System permet de faire évoluer le personnage selon le job. Ainsi, chacun possèdera plusieurs Crystarium ayant trait à un job différent, libre à vous de le faire évoluer comme bon vous semble, ou presque.

En effet, une des failles de ce système de combat et non, des moindres, est le fait qu’il vous faudra attendre un élément scénaristique (victoire contre un boss, révélation, etc.) pour que le Crystarium augmente de niveau, et donc vous offre de nouvelles possibilités d’évolution. De la même manière qu’un Lost Odyssey, il vous sera donc impossible d’arriver contre un boss avec un niveau clairement supérieur au sien et de le balayer d’un revers d’épée.
Sinon, que serait un Final Fantasy sans ses invocations ?

Largement dévoilées aux fils des articles parus dans les Famitsu et autres Jump, chaque invocation est exclusive à un personnage et pour l’obtenir, il vous faudra auparavant la vaincre dans un combat souvent plus tactique qu’à l’accoutumée, le tout sous la pression d’un sort de « Châtiment », vous infligeant un Game Over pur et simple si le compte à rebours atteint zéro. Une fois vôtre, si vous faites appel à elles, ces invocations remplaceront vos coéquipiers pour un certain laps de temps. Toutefois, leur efficacité laisse à désirer. Seul le « Driving Mode » permet d’infliger des dégâts conséquents aux ennemis, mais le déclencher raccourcira significativement le temps d’action.

Ces dernières lignes ont dû vous refroidir quant aux qualités de ce treizième titre, mais sachez qu’il n’en est absolument rien. La magie opère et quant bien même le déroulement des combats peut paraître d’une grande simplicité, la robustesse de certains ennemis et leur grand nombre saura vous faire développer de nombreuses stratégies pour limiter les dégâts.
Aussi, comment oublier les musiques lorsqu’on parle de la série ? Après avoir officié sur Final Fantasy X et Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus, Masashi Hamauzu nous sert des morceaux d’une grande beauté, mêlant orchestres, instruments électroniques et mêmes certains thèmes chantés en plein milieu de phases d’exploration. On retrouve également un air de famille avec les mélodies épiques de Final Fantasy XII et ce, pour notre plus grand plaisir !
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Alors, quel verdict pour ce Final Fantasy XIII ? Ces trois années d’attente ont-elles été justifiées ? Eh bien oui, mille fois oui. Square Enix nous sert une fois de plus un chef-d’œuvre sous tous les angles, que ce soit au niveau graphique (probablement le meilleur jeu de cette génération), de la jouabilité, de la musique et surtout de l’histoire. Découvrir les motivations et les pensées des différents personnages se révèle être un émerveillement de tous les instants grâce à une mise en scène fort réussite. En revanche, certains souligneront des combats trop assistés et une linéarité assez présente dans la première partie du jeu. Non exempt de défauts, FFXIII reste tout de même un incontournable pour tout joueur de RPG nippon qui se respecte, ne serait-ce que pour ses qualités artistiques et ses personnages hors du communs. Alors, Square Enix, à quand Final Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII ?

Ecrit par Tomberry
mis à jour le 30/12/2009

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